New life cycle database on food consumption
A strategic tool to drive Climate-Smart Action in Québec
DOI :
https://doi.org/10.15353/cfs-rcea.v13i2.792Mots-clés :
empreinte carbone, émissions de GES, analyse du cycle de vie, Québec, base de données sur les inventaires du cycle de vie, consommation alimentaireRésumé
Objectif : La consommation alimentaire est un facteur majeur de l’empreinte carbone individuelle, mais les conditions de production, les configurations des chaînes d’approvisionnement et les habitudes alimentaires varient considérablement d’une région à l’autre. Il est donc essentiel d’avoir une vue d’ensemble régionalisée des modes de consommation alimentaire et de leur impact potentiel sur le changement climatique pour permettre aux entreprises, aux pouvoirs publics et aux citoyens d’atteindre des objectifs de consommation alimentaire plus durables.
Méthodes : On a collecté et structuré des données pour développer la première base de données d’inventaire du cycle de vie de la consommation alimentaire dans la province de Québec (Canada) et construire un modèle « de la ferme à l’assiette » couvrant 58 catégories d’aliments consommés en 2018. Les apports alimentaires proviennent d’une enquête de rappel alimentaire sur 24 heures menée en 2015 auprès de 2 297 adultes québécois. Les marchés de consommation (produits locaux et importés), d’après les données du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, les processus de production alimentaire, les taux de pertes et de gaspillage alimentaires d’après les données de la FAO, ainsi que les distances de transport, sont régionalisés. On analyse les principaux facteurs contribuant à l’empreinte carbone de la consommation alimentaire tout au long de la chaîne d’approvisionnement et on dresse le profil de huit archétypes d’adultes québécois.
Résultats : L’empreinte carbone moyenne de la consommation alimentaire au Québec est de 2 377 kg d’équivalent CO₂ par habitant et par an. Les profils d’empreinte carbone, selon le sexe et l’âge, varient entre 1,7 et 2,9 tonnes d’équivalent CO₂ par adulte et par an. La viande et les produits laitiers représentent 48 % de l’empreinte carbone des aliments achetés, tandis que le gaspillage alimentaire en représente 17 %.
Perspectives : Ce premier diagnostic sert de référence pour identifier les principaux facteurs de l’empreinte carbone liée à la consommation alimentaire au Québec. Même s’il faut encore affiner la régionalisation et la granularité des données, cette initiative offre une base solide aux acteurs concernés pour mettre en place des systèmes alimentaires durables et lutter contre le changement climatique.
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© Laure Patouillard, Titouan Greffe, Estelle Louineau, Catherine Houssard, Cécile Bulle 2026

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