Mise en marché et certification de l’anguille argentée et de l’esturgeon noir de l’estuaire du St-Laurent: des « vendredis maigres » aux produits fins

Authors

  • Sabrina Doyon Professeure titulaire Directrice des programmes de 2e et 3e cycles Département d'anthropologie, local 3413 Pavillon Charles-De Koninck Université Laval Québec, Canada G1V 0A6

DOI:

https://doi.org/10.15353/cfs-rcea.v4i1.190

Keywords:

pêches, Québec, certification, écologie politique

Abstract

Les contours et les apports des programmes de certification ont été largement étudié dans le secteur agricole, mais demeurent à être étudiés plus en profondeur dans le secteur des pêcheries. Plus particulièrement, l’indication géographique protégée (IGP) est une certification encore peu appliquée aux produits de la pêche. Le présent article documente les efforts d’établissement de ce type de mise en marché émergent et alternatif avec une IGP pour l’anguille argentée et l’esturgeon noir de l’estuaire du St-Laurent. Plus particulièrement, cet article cherche à comprendre le processus qui conduit à entamer des démarches de certification et interroge les avantages d’une IGP et les enjeux auxquels font face ses promoteurs. L’IGP évite-t-elle les écueils propres aux autres types de certification halieutique? L’IGP permet-elle de développer une alternative à la commercialisation conventionnelle et ses problématiques? Peut-elle contribuer à la structuration d’un réseau alimentaire alternatif? Se basant sur une approche d’écologie politique, cet article veut nourrir les réflexions que suscitent ces outils de certification à la lumière d’un nouveau cas et propose que l’examen historique, social, politique et économique des pêches, de leur gestion, de leurs efforts de conservation et de leur commercialisation est nécessaire à la compréhension des enjeux propres aux démarches de certification et de mise en marché alternative et à leur mise en œuvre. 

The parameters and contributions of certification programs have been widely studied in the agricultural sector but remain relatively unexplored in the fisheries sector. More specifically, the Protected Geographical Indication (PGI) is a certification that is still little applied to fishery products. This article follows the certification of the silver eel and Atlantic sturgeon in the St. Lawrence Estuary as a means of documenting the efforts made to establish this type of emerging and alternative marketing. More specifically, this article seeks to understand the process of initiating certification procedures and questions the advantages of obtaining a PGI and the challenges facing its promoters. Does the PGI avoid the pitfalls specific to other types of fisheries certification? Does the PGI make it possible to develop an alternative to conventional marketing? Can it help to structure an alternative food network? Using a political ecology approach, this article seeks to understand the issues specific to certification and alternative marketing approaches and their implementation through an examination of the industry’s history, as well as its conservation and marketing efforts.

Author Biography

Sabrina Doyon, Professeure titulaire Directrice des programmes de 2e et 3e cycles Département d'anthropologie, local 3413 Pavillon Charles-De Koninck Université Laval Québec, Canada G1V 0A6

Full Professor

Department of Anthropology

Published

2017-05-26

How to Cite

Doyon, S. (2017). Mise en marché et certification de l’anguille argentée et de l’esturgeon noir de l’estuaire du St-Laurent: des « vendredis maigres » aux produits fins. Canadian Food Studies / La Revue Canadienne Des études Sur l’alimentation, 4(1), 87–107. https://doi.org/10.15353/cfs-rcea.v4i1.190