Close up of hands pouring yak butter tea from a teapot into two green cups sitting on a tree stump, with a plate of rice and other food adjacent.

À propos de cette revue

Canadian Food Studies / La Revue canadienne des études sur l’alimentation est la revue en ligne et en libre accès de l’Association canadienne d’études sur l’alimentation. Aussi diversifié et complexe que le sujet de l’alimentation lui-même, CFS/RCÉA fournit une ressource essentielle à ceux qui s’intéressent aux innombrables façons dont les humains, la nourriture et les environnements naturels et bâtis se construisent les uns les autres.

Annonces

CFS/RCÉA Moves to Diamond Open Access

2026-03-18

Canadian Food Studies / La Revue canadienne des études sur l’alimentation (CFS/RCÉA) is pleased to announce that the journal is moving to a Diamond Open Access (OA) publishing model in our efforts to remove financial barriers for authors, enhance equity and diversity, and promote knowledge as a public good. 

This means that all articles will continue to be freely available under an open Creative Commons licence without subscription fees and the journal will be removing all fees charged to authors (also known as article processing charges or APCs). This new policy is in effect for articles accepted for publication as of March 16, 2026.

CFS/RCÉA invites authors to submit articles that fall within the scope of the journal. See author submission guidelines for more details. 

Look for the upcoming CFS/RCÉA issue in mid-April.

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Numéro courant

Vol. 13 No. 1 (2026): Transition, Change, Tradition, Terrain
Close up of hands pouring yak butter tea from a teapot into two green cups sitting on a tree stump, witha plate of rice and other food adjacent.

Nous avons aussi traversé Beechville [sic], un village petit mais charmant, autour duquel les sols sont reconnus pour leur richesse et leur fertilité ; bon nombre de respectables colons ont récemment acheté des terres et bâti leurs maisons en cet endroit. Puis, nous sommes arrivés à Oxford, ou plutôt Ingersol [sic], où nous nous sommes arrêtés pour manger et nous reposer avant de pénétrer dans une vaste forêt nommée bois des Pins.

Oxford est un petit village comprenant la scierie, l’épicerie et la taverne habituelles, avec une douzaine de baraques rassemblées sur la berge du ruisseau, lequel file ici rapidement, enserré entre de hautes rives.

           -  Anna Brownell Jameson, Winter Studies and Summer Rambles in Canada [traduction libre]

 

Anna Brownell Jameson a passé l’été 1837 à voyager dans le sud-ouest ontarien. Outre l’environnement bâti et les particularités géographiques—le ruisseau qu’elle décrit est peut-être un tronçon étroit de la rivière Thames—, la cuisine d’Ingersoll a marqué ses souvenirs. Elle décrit « un bon dîner, consistant en des tranches grillées de gibier séché, des pains de maïs indien tout chauds, des œufs, du beurre et un bol de lait ». Ingersoll, dans le comté d’Oxford, est la ville d’origine de cette rédactrice en chef. Je suis ravie de savoir que son garde-manger est bien garni. Cela dit, ce récit de voyage, vieux de presque 200 ans, rend ce coin de terre familier quelque peu étranger. Pourquoi les colons de Beachville sont-ils spécialement respectables ? Sont-ils socialement corrects ou s’agit-il de leur bonne réputation, comme Brownell Jameson semble le suggérer ? Si nous envisageons cet extrait dans le contexte de la réconciliation avec les peuples autochtones, que faire des notions telles que « colonisation respectueuse » ou « achat de terres », avec leurs contradictions et l’évidente domination qu’elles comportent ? Et à propos de cette vaste forêt, la majeure partie est-elle passée par la scierie pour dégager des espaces à cultiver ? Autrement dit, de quelle manière cet espace a-t-il été revendiqué et modifié ? Où trouver des nuances dans ce compte rendu touristique ? Telle est la prérogative (temporelle) du voyageur – décrire, explorer de nouvelles perspectives, s’interroger sur son chez-soi alors qu’on écrit ailleurs.

L’éditorial d’Ellen Desjardins constitue un exercice de traduction semblable. Ses récents voyages au Bhoutan lui inspirent une réflexion sur les articles de ce numéro et les convergences entre les systèmes alimentaires du Bhoutan et du Canada. Comme Brownell, Desjardins sait ce que c’est que de profiter d’un bon repas ; elle troque le bol de lait d’Ingersoll contre un bol de thé salé au beurre de yak.  

Bonne lecture !

Publié-e: 2026-04-30

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